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13 mai 2020,
Temps de lecture: 7min

Parce qu'un jour ça va reprendre et on veut être prêts pour vous divertir!

Le vendredi 13 mars,

il y a très exactement deux mois, le ciel s’assombrit au-dessus de nos têtes : la Covid-19 était désormais parmi nous et il fallait prendre des mesures drastiques pour la contenir. Un vendredi 13 en plus, ça ne s’invente pas! Une première mesure marquant les esprits est alors tombée : interdiction des rassemblements de plus de 250 personnes, une interdiction qui allait se contracter aux rassemblements de 50 et puis 10 personnes au cours des jours suivants. D’un seul coup, on venait de mettre sur pause spectacles, matchs sportifs et événements de tout genre. Je vous épargne la suite des choses, car on en connaît aujourd’hui le détail à peu près par cœur, mais disons que la situation a déboulée rapidement, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le 13 mars, donc, le milieu du divertissement, des arts et de la culture, notre industrie, s’est mis sur pause pour une période indéterminée. Nous gardions tous un espoir prudent envers la saison estivale qui arrivait et le travail se poursuivit sans relâche au cours des semaines suivantes, jusqu’à un certain Vendredi saint, aux alentours de 15h. Je m’en souviens comme si c’était hier. Nous étions en route vers la Ferme Saveurs des Monts Joanie et moi, pour encourager un producteur local, lorsque ma mère m’a téléphoné pour m’annoncer ce qu’on redoutait depuis un certain temps déjà : la ministre du Tourisme venait de confirmer l’annulation de tous les grands événements jusqu’à la fin de l’été. D’un seul coup, on annulait donc le Festival d’Humour, le 25e anniversaire des Grands Feux du Casino, ainsi que le Festival Riverside, tout comme des centaines de beaux événements partout en province. Pouf! Du même coup, j’avais une pensée pour tous ces événements marquants de la vie qui n’auraient pas lieu : mariages, graduations, funérailles… quelle tristesse! Je pensais à tous les artisans du milieu à qui on venait d’enlever une année complète de travail. Ça donnait un peu le vertige! Dans ce contexte, avec une équipe de plusieurs personnes et bon nombre de dépenses fixes, il nous fallait donc nous assurer de nous tenir occupés et vite. 

Divertissement

J’ai réfléchi longuement avant de rédiger ce billet et avant de décider si nous allions sortir notre nouvelle image de marque et notre nouveau site web pour les Fondateurs, tel qu’on l’avait prévu ce printemps. Comment oser parler d’avenir devant autant d’incertitude? Comment oser parler d’optimisme devant autant de souffrance? 

 

J’ai passé les premières semaines du confinement à discuter avec des collègues du milieu (producteurs, artistes, techniciens, commanditaires), afin de prendre le pouls de leurs situations aux quatre coins du Québec et du Canada. J’en ai profité, comme plusieurs, pour me créer un espace bureau convenable au condo, dans le but de tenter de demeurer productif un tant soit peu et puis j’ai succombé à la tentation de commander un Nintendo Switch, question de retourner en enfance en retrouvant Zelda! C’était avant d’apprendre à faire du pain, avec une farine dont je n’avais jamais vu la marque à l’épicerie avant aujourd’hui, preuve que les gens se sont rués sur les recettes réconfortantes, avec raison! Car si l’on avait bien besoin de quelque chose ces temps-ci, c’est de réconfort. Malgré toutes ces intenses activités (!), mes rencontres virtuelles et mes conversations avec les gens demeuraient de loin mes moments préférés de la journée, le contact humain étant si important en société. On en sait quelque chose, car c’est l’essence même de notre domaine : rassembler les gens afin de créer des moments de bonheur et des souvenirs impérissables! Voilà la mission de tant d’entreprises et d’organismes impliqués en culture et en tourisme et on va se le dire, on y excelle au Québec!

Festivals

Entre deux rencontres Zoom, un pain au four, un appel Skype et la grande messe de 13h, j’hésitais encore à procéder à notre lancement et il me fallut quelques semaines pour voir clair à nouveau. Premier constat : ne gaspillons jamais une bonne crise, comme l’a si bien dit Churchill à une autre époque. Il serait inadmissible de voir autant de souffrance et de vivre autant d’anxiété, en ne tirant aucune leçon de la situation actuelle. Il fallait s’assurer par tous les moyens de tenter d’en sortir humainement et professionnellement meilleurs. Ce serait donc ma mission personnelle.

 

Ensuite, bien que ce soit difficile à imaginer aujourd’hui, j’ai la conviction profonde que notre industrie se repositionnera favorablement après cette crise. Bien que j’entende chaque semaine des gens me dire que rien ne sera plus jamais pareil et qu’on ne reverra plus jamais les gens se rassembler au bar ou dans un festival de la même façon qu’on le voyait auparavant, je suis d’avis que les rassemblements sont trop importants, pour ne pas dire nécessaires pour l’être humain, pour qu’on laisse tomber un si grand pan de notre société. Après tout, le divertissement en a connu des crises au cours de son existence. En discutant avec ma mentore il y a quelques semaines, elle me faisait remarquer avec justesse que la population se rassemblait pour assister à des pièces de théâtre depuis plus de deux millénaires, plus que 2500 ans pour être précis. Dire que les Grecs ont construit au VIe siècle av. J.-C., le Théâtre de Dionysos, le plus grand théâtre érigé par les habitants de la Grèce antique, avec une capacité d’accueil d’environ 17 000 spectateurs. Incroyable!

 

Bref, si le théâtre, l’une des premières formes d’art vivant sinon la première, avait passé à travers à cette longue épopée et toutes les crises qui allaient s’en suivre, ce n’est certainement pas la Covid-19 qui sonnera son arrêt de mort, fort heureusement. Espoir! 

Après-Covid

Je tiens à préciser que je ne souhaite en aucun temps donner ici un avis scientifique ou médical, car ces domaines dépassent de loin mes connaissances, bien qu’on ait collectivement appris davantage sur l’épidémiologie et la santé publique en 2 mois qu’en plusieurs décennies. Mon raisonnement se veut plutôt tourné vers notre belle industrie, qui doit justement se tourner vers l’avenir, vers une reprise éventuelle de nos activités. On ne sait pas quand, ni même exactement comment, mais on peut envisager une forme de retour à la normale (une nouvelle normale pour un temps), éventuellement. Cet espoir est nécessaire pour bien passer à travers la crise. Pour garder notre motivation et pour continuer à développer des idées folles. Vive les idées folles, comme dirait mon ami Nicolas Duvernois!

 

Retrouvant quelque peu mes idées, à la lumière de ces réflexions et de mes discussions, je finis par me dire qu’il fallait préparer la relance du mieux que l’on peut, dès maintenant. J’ai donc décidé de redémarrer les machines et de planifier, avec l’équipe, le lancement de marque que vous voyez aujourd’hui! C’est l’aboutissement de près de 10 ans de travail dans un milieu que j’adore. Les Fondateurs, c’est la maison mère de grands événements tels que Le Festival Riverside, les Grands Feux du Casino, le Festival d’Humour de Gatineau, les conférences Projet Ambition et j’en passe. Cordonnier mal chaussé, toujours à pleine vitesse vers le prochain projet, je dois dire que j’avais longtemps négligé le fait de bien définir notre marque et remis à plus tard ce lancement qui allait clarifier tant de choses pour nous. Quelle merveilleuse occasion que de prendre cette pause forcée pour effectuer ce travail et pour regarder vers l’avenir. J’aborderai davantage l’aspect créatif derrière la marque et la vision d’avenir de l’entreprise dans un futur billet, car je prendrai peut-être goût à écrire de temps à autre, ne sait-on jamais!

Image de marque

Relance

Mais revenons ici à l’essentiel, à l’espoir de jours meilleurs, qu’il faut absolument entrevoir pour continuer d’avancer. Bien qu’on ait interdit à peu près tout ce qu’il y a d’agréable en société il y a deux mois, avec raison je tiens à le préciser, il ne pourra en être ainsi à long terme. Que ce soit à l’aide d’un vaccin, d’un médicament, d’une capacité de tester accrue, de mesures de contrôle ou d’un mélange de tout cela, nos activités reprendront éventuellement et il faudra être prêts, plus que jamais. Il faudra être prêt à prendre des mesures exceptionnelles pour accueillir à nouveau les foules et être prêt à rassurer plus souvent qu’à son tour. 

Optimisme

Ce qui me donne autant d’espoir aujourd’hui, c’est que notre industrie possède réellement une résilience incroyable, une résilience hors du commun. Notre milieu est composé de gens passionnés qui acceptent que les aléas de la nature puissent bousiller leurs plans d’une minute à l’autre et qui acceptent avec humilité que toutes sortes de circonstances totalement hors de leur contrôle puissent venir jouer les trouble-fête. Il faut être fait fort pour travailler une année entière devant autant d’incertitude et je tiens à saluer cette résilience, que l’on aperçoit très clairement depuis le début de la crise! Je discute régulièrement avec des gens brillants, lucides, qui sont capables d’entrevoir l’avenir avec une forme d’optimisme et ça, eh bien ça nous inspire tous collectivement. 

 

C’est en quelque sorte grâce à cela que j’ai décidé d’aller de l’avant et de procéder à ce lancement aujourd’hui. Entre autres puisqu’après de telles épreuves, nous aurons tous besoin de nous changer les idées, de nous évader pour un moment, bref de nous divertir et de nous réunir, oui, oui! J’espère que vous saurez saisir l’esprit dans lequel on se tourne vers l’avenir aujourd’hui et que vous apprécierez le travail des nombreuses personnes qui ont contribué à lancer notre marque… parce qu’un jour ça va reprendre et on veut être prêts pour vous divertir! 

 

Marc-Antoine,

Marc-Antoine Massicotte

Président   •   Directeur

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